L’état du ciel, Pierre Péju

etat du ciel

Un trajet habituel qui n’en sera plus un, petit moment de nostalgie dans mon dernier trajet Toulouse-Paris fin octobre… Les paysages défilent et pour une fois je savoure ces heures qui permettent vraiment de prendre le temps du voyage. Plus de cinq heures devant moi donc, et pour rajouter à la nostalgie, je sors « L’état du ciel » de Pierre Péju, j’en avais parlé dans la liste de mes envies et mes collègues m’ont fait la surprise de me l’offrir pour mon départ.

Je commence ma lecture. Les premières pages ne m’enchantent pas plus que ça, il est question d’un ange un peu désarmé qui contemple les misères d’en-bas où tout semble aller à vau-l’eau.

Mais très rapidement, Nora fait son apparition. Nora c’est cette artiste très étrange, au comportement bestial, qui semble avoir perdu pied avec la réalité. Ses journées elle les passe dans la forêt et dans son atelier, à confectionner de drôles de créatures à partir de ce qu’elle ramasse au gré de ses promenades. Une femme tourmentée par un profond chagrin : la perte de son fils unique, Nikos. En parallèle, on découvre son mari, le beau-père de cet enfant, accoucheur de renom et à la recherche d’un nouveau projet humanitaire dans lequel s’investir. Mais dans ce couple à la relation autistique, rien ne va plus. Le temps est passé et la douleur a brisé le lien qui les retenait l’un à l’autre. Ils n’ont plus rien à partager.

C’est à ce moment que Raphaël, l’ange de la première partie, fait son arrivée sur terre, sous la forme charnelle d’un homme amnésique, bien décidé à aider ce couple à l’aide d’un petit miracle. Ce petit miracle s’appelle Nikos. Nora découvre l’existence de ce petit-fils, qui porte le même nom que son enfant décédé. La mère de cet enfant étant incarcéré, il va être confié à la garde du couple.

Un long chemin commence alors pour Nora, entre deuil et renaissance, un chemin où la faille de la folie n’est jamais très loin. Sur la trace de leur passé commun, de leur rencontre, de la vie artistique de Nora, de ses origines grecques, le couple va se suivre et tenter de se retrouver.

C’est finalement une lecture qui m’a beaucoup plu mais qui reste à mon goût un peu « gentillette » sans doute du fait de la présence de cet ange gardien qui, pour moi, n’apporte pas grand chose à l’intrigue et donne un côté un peu mièvre à une histoire pourtant très belle, proche d’un conte moderne qui explore des thèmes intéressants. Je connaissais déjà Pierre Péju pour Le rire de l’ogre, que j’avais beaucoup aimé, je retrouve ici un peu son univers, où la nature joue une place de choix, et surtout son écriture simple mais lumineuse que j’apprécie vraiment.

 

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